"Rencontre départementale pour une alternative" le 22/09/2016 à Hennebont


 14390761_896868600415113_2647006423209379759_nÀ l’initiative de l’association Voix de Gauche, d’Europe Écologie Les Verts et du Front de Gauche, plus de 150 personnes, militant-e-s et citoyen-nes engagé-e-s, se sont réunies jeudi soir à Hennebont pour participer à une « Rencontre départementale pour une alternative ».

Sur un constat clair et partagé que « la société est traversée par trois grandes urgences : l’urgence démocratique, l’urgence sociale et l’urgence écologique », les organisateurs de la soirée ont affirmé « leur responsabilité collective de construire une alternative commune à Gauche pour répondre à ces urgences ».

Les trois intervenants ont présenté les premières initiatives pour l’unité de la Gauche dans le département, afin que « le Morbihan devienne un exemple pour une dynamique commune à Gauche» pour l’avenir et les échéances de 2017.

Le député du Morbihan et fondateur de Voix de Gauche Philippe Noguès a introduit la soirée en insistant sur la nécessité de  « réinventer la gauche en dehors des appareils » et surtout « de reprendre à bras le corps le combat culturel, de se confronter à nouveau sur des idées pour ne pas laisser le libéralisme incarner définitivement l’avenir et que la Gauche redevienne une espérance pour tous les citoyens et citoyennes qui se sentent désemparés». Vous pouvez lire l'intégralité de son intervention ici.

Philippe Ladame (Europe Ecologie Les Verts – Pays de Lorient) a souligné quant à lui la nécessité de faire du commun, d’échanger, de partager ses co14435203_896868653748441_6883283237164348438_ombats, de s’emparer des problématiques locales pour mettre des forces en synergie, créer une nouvelle dynamique entre les citoyens engagés. (Voir le texte de l'intervention de Philippe Ladame http://bretagne.eelv.fr/pour-une-alternative/).

Joël Gallais (pour le Front de Gauche) lui est revenu sur les possibilités de transformation du mouvement social contre la loi travail en un mouvement politique et surtout sur l’importance de ne pas se résigner au fatalisme lors des élections. (Voir le résumé de l'intervention de Joël Gallais  ici).

Les échanges se sont ensuite poursuivis dans la salle, afin de partir des convergences sur le fond et d’harmoniser les positions sans nier les différences entre toutes les sensibilités. Les interventions de la salle furent nombreuses et ont concerné des points programmatiques (sur l’Europe, la dette…) et organisationnels (sur les échéances de 2017) il y eu également de nombreux retours sur les mois passés à lutter contre le projet de la Loi Travail.

 Il est ressorti des discussions de la soirée la nécessité de faire du commun et l’envie d’une nouvelle façon de faire de la politique, au-delà des partis. Les échanges se sont ensuite poursuivis autour d’un pot convivial. 


Mots-clés : dialogue, Espoir, Gauche, morbihan, refondation, Voix de Gauche

Législatives : un rassemblement à gauche - Ouest France 20/09/2016


14425292_894815543953752_8441619077406831378_oNous vous attendons nombreux et nombreuses, jeudi 22 septembre au centre socio-culturel d'Hennebont à 20h, pour donner un véritable élan à cette initiative et faire du Morbihan un département exemplaire pour l'avenir de la gauche !

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/legislatives-un-rassemblement-gauche-dans-le-morbihan-4502863


Mots-clés : bretagne, dialogue, Gauche, Ouest France

« Rencontre départementale pour une alternative » le 22 septembre à Hennebont


Philippe Noguès Député du Morbihan et animateur de l’association « Voix de Gauche », Joël Gallais (Front de Gauche), Philippe Ladame (EELV) et Bernard Hurvois (Nouvelle Donne) organisaient aujourd’hui une conférence de presse pour annoncer la « Rencontre départementale pour une alternative » qui aura lieu jeudi prochain 22 septembre à 20h au Centre socioculturel d’Hennebont.

Cette soirée sera l’occasion de débattre ensemble des initiatives communes déjà mises en place et à venir dans le Morbihan mais aussi de poser les jalons d’une nouvelle dynamique, fondée sur la nécessité de travailler ensemble, en prenant la juste mesure de nos différences mais en s’efforçant surtout d’himg_0551armoniser et de faire converger nos positions.

Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour donner un véritable élan à cette alternative!

Amicalement

L’équipe Voix de Gauche


Mots-clés : Appel, bretagne, dialogue, eelv, front de gauche

Tribune de Philippe Noguès dans "Marianne" - 14/09/2016


L’échec de ce quinquennat impose à la gauche une refondation historique

 

Le mandat présid1ere-de-couv-2-ou-portrait-effet-miroir-600x304entiel de François Hollande est entré dans sa dernière phase. Soyons honnêtes, le bilan, du point de vue de la justice sociale, de la réduction des inégalités, du vivre-ensemble, du progrès écologique ou du renouveau démocratique, est simplement indéfendable. La situation du pays ne s’est pas améliorée, les Français ne vivront pas mieux en 2017 qu’ils ne vivaient en 2012 et une nouvelle fois, la gauche après l’exercice du pouvoir apparait totalement décrédibilisée.

En dehors de supporters inconditionnels, qui pourrait aujourd’hui évaluer positivement cette période de notre histoire politique ?

Pourtant il y a 4 ans, nous avions un certain nombre de cartes en main pour appliquer le programme sur lequel nous avions été élus. Bien sûr la situation n’était pas totalement idyllique. La droite notamment nous laissait une situation économique difficile. Mais nous arrivions avec un programme différent qui pouvait nous permettre de redémarrer sur des bases nouvelles, pour certaines d’entre elles inexplorées, aussi bien au niveau national qu’européen.

Hélas ! Quatre ans plus tard, elles le restent toujours… inexplorées ! Le constat est simple : François Hollande n’a jamais tenté de mettre en place les orientations qu’il avait défendues tout au long de sa campagne. Et c’est incontestablement le principal reproche que lui font les Français, car au manque de courage s’est ajouté un déficit d’imagination.

De 2007 à 2012, Nicolas Sarkozy avait clairement échoué, au travers d’une politique libérale, à redresser une France qu’il laissait, en outre, profondément divisée. Au-delà de l’affaiblissement de la parole politique et de la désacralisation « bling-bling » de la fonction présidentielle, c’est d’ailleurs sans doute la principale raison pour laquelle les Français avaient choisi de faire confiance en 2012 à un homme qui proposait le changement, au point d’en faire son principal argument de campagne.

Malheureusement, à peine élu, François Hollande choisit de remettre aux calendes grecques plusieurs de ses principaux engagements de campagne. Au lieu d’agir, pour infléchir la politique libérale de Bruxelles et renégocier le Pacte budgétaire européen, ce dont il avait reçu mandat du peuple français, il se contente de « rassurer nos partenaires », à commencer par Madame Merkel, et fait mine de croire à une vague promesse, d’ailleurs jamais tenue, d’une politique de relance européenne. Il fait valider le traité européen et enferme ainsi encore plus fortement l’Europe dans cette politique rejetée par une majorité de Français. Comme un symbole, le péché originel de ce quinquennat prend l’aspect d’un acte manqué européen.

A la place d’une grande réforme fiscale, tant attendue, qui aurait apporté plus de justice sociale, il s’engage dans une multitude de réformettes incompréhensibles pour la majorité des citoyens, et finit presque naturellement par s’engager dans une politique économique prônée jusque-là essentiellement par la droite et le patronat. L’OFCE (L’Observatoire français des conjonctures économiques) estime qu’entre 2012 et 2016, les ménages français auront eu à supporter une hausse fiscale de 35 milliards d’euros, pendant que les entreprises, sans distinction, voyaient leurs contributions fiscales s’alléger de 20 milliards d’euros, sans parler des autres avantages du pacte de responsabilité. L’austérité fiscale, plombant la consommation des classes moyennes, tuait dans l’œuf tout espoir de reprise économique.

Bien sûr, un quinquennat ne peut se résumer à une politique économique. Certains engagements seront tenus, au moins partiellement : Mariage pour tous, Cop21, loi santé, loi sur la transition énergétique en sont des exemples. François Hollande aura une attitude particulièrement digne et forte face aux attentats barbares qui ont ensanglanté notre pays. Malheureusement, là encore, la suite laisse à désirer : tentative d’imposer une déchéance de nationalité, tournant sécuritaire mal maitrisé.

Et finalement, point d’orgue à cette lente et désespérante descente aux enfers, alors que le quinquennat touche à sa fin, la gauche voit le président qu’elle a porté au pouvoir, oser s’en prendre à l’un des principaux acquis des combats sociaux : le code du travail.

Echec enfin incontestable, la gauche au pouvoir n’aura rien changé aux pratiques politiques que nos concitoyens exècrent : reniements, coups tordus, passages en force, réflexes de castes…etc. Le dépoussiérage, pourtant urgent, de nos institutions, de notre démocratie et de notre classe politique n’aura pas eu lieu.

Comment dans ces conditions, ne pas comprendre que la confiance ait disparue ? La grande majorité des citoyens que je rencontre (du moins ceux qui se déplaceront lors des échéances de 2017) se pose clairement la question : «  mais pour qui vais-je pouvoir voter ? »

Les primaires, qui en 2011 avaient au moins eu le mérite de permettre un vrai débat d’idées, sont devenues un petit jeu des égos qui n’apparait franchement pas de nature à rassurer. Où est la crédibilité politique de candidats qui s’engagent dans la même primaire que le président sortant dont ils jugent la politique indéfendable, en promettant malgré tout de le soutenir s’il l’emporte ? Dans les temps de crise et de défiance, les petites compromissions apparaissant comme de grandes trahisons, le retour à l’exemplarité, à la sincérité et à l’indépendance semble pourtant dorénavant un passage obligé si nous souhaitons sauvegarder la maigre confiance restante du peuple envers ses représentants.

Je n’affirmerais pas, comme l’a fait le Premier ministre, qu’il y a en France deux gauches irréconciliables. Il existe, c’est une certitude, des personnalités politiques irréconciliables, dont un certain nombre serait bien inspiré de quitter la scène publique et laisser la place.

Pour ma part, je crois que la gauche qui a un avenir, c’est celle qui accepte de rénover ses pratiques et ses habitudes tout en restant elle-même, celle qui défend toujours l’alternative ; c’est celle qui ne se contente pas du monde tel qu’il est, celle qui protège les intérêts du peuple et non ceux des élites de toutes sortes; c’est celle qui préfère rester fidèle à ses valeurs plutôt que de courir après la droite et les forces de l’argent.

Il est  aujourd’hui urgent d’ouvrir le chantier d’une grande respiration démocratique, et j’entends bien y mettre toute mon énergie dans les semaines à venir. L’échec de ce quinquennat impose à la gauche une refondation historique. Brisons les carcans, sortons des stratégies à court terme des appareils politiques et de leurs états-majors parisiens. C’est de choix collectifs dont nous avons besoin. Cela nécessite, au-delà des partis, d’écouter les citoyens, de les remettre au centre du vaste mouvement qui devra naître, pour empêcher notre pays de tomber aux mains des forces politiques les plus réactionnaires. Mais le temps est compté !


Mots-clés : 2017, Espoir, Gauche, Hollande, Primaires, Quinquennat, refondation

Le Télégramme – “Voix de gauche”. Rassembler en dehors du PS


VDG Conférence de presse 17 juinLe mouvement « Voix de gauche » est en marche. Il veut favoriser en Bretagne des candidatures communes à gauche, en dehors du Parti socialiste, lors des prochaines élections législatives.

 
Gérard Perron (Front de Gauche), Philippe Noguès, Marie-reine Tillon (ex-élue socialiste des Côtes d’Armor, René Louail (EELV), Jean-Baptiste Coutelis Nouvelle Donne Ille-et-Vilaine.

 

 

 

Le mouvement « Voix de gauche », initié par le député Hennebontais Philippe Noguès en rupture de ban du PS, veut faire entendre sa différence à l’approche des prochaines échéances électorales.

« Il est temps de répondre aux urgences démocratique, sociale et écologique. Et cela passe par une refondation de la gauche », martèle le député dissident. Le propos est ambitieux pour un parlementaire isolé sur les bancs de la gauche et sans réelle audience nationale.

« Secouer le cocotier »

« Le peuple de gauche est de plus en plus déboussolé par un gouvernement qui, depuis plus de quatre ans, applique des réformes en contradiction avec le programme sur lequel il a été élu », déclare Philippe Noguès, tout en se défendant d’apporter de la division à un camp déjà très morcelé.

L’heure n’est plus à l’inventaire des différences mais à la recherche de points communs à gauche, « celle qui refuse le néolibéralisme ». En clair, hors du Parti socialiste. Le nouveau mouvement citoyen veut construire de nouvelles bases à l’échelle de la région.

 « Notre association n’a pas vocation à se transformer en un énième parti politique mais à devenir un espace de dialogue », plaide le socialiste dissident. René Louail, tête de liste d’Europe Écologie Les Verts lors des dernières régionales, a répondu à l’appel. « On va secouer le cocotier ! On ne peut plus attendre. Nous sommes plus aptes que le PS à rassembler la gauche».

« Faire face à la vague bleue »

Gérard Perron, ancien maire communiste d’Hennebont et ancien conseiller départemental Front de gauche, renchérit : « Il s’agit de rassembler autour d’un front populaire et de redonner espoir ».

Au-delà du discours d’intention, « Voix de gauche » veut désormais peser dans le débat. Pour cela, le mouvement souhaite travailler à l’émergence de candidatures communes à gauche dans la plupart des circonscriptions bretonnes lors des prochaines élections législatives. Philippe Noguès est, d’ores et déjà, candidat à Hennebont.

Si certains élus et militants se retrouvent à partager les mêmes critiques et les mêmes attentes, ils doivent convaincre leurs partis à parler d’une même voix pour éviter la cacophonie. « On ne peut pas se résigner à se présenter les uns contre les autres pour faire face à la vague bleue », plaide René Louail.


Mots-clés : dialogue, eelv, frondeur, front de gauche, Gauche, refondation

Interview Philippe Noguès au journal "Le Progrès Social" - 08/04/2016


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« Proposer une autre expression »

Ancien député frondeur, las des petits jeux politiciens, Philippe Noguès aspire à faire de la politique autrement, en repartant de la base, des territoires, en se détachant des partis qui « broient les idées et les initiatives ». Estimant que son engagement tardif dans la politique doit servir les citoyens et non quelques intérêts particuliers, c’est dans cette perspective qu’il a lancé le mouvement Voix de Gauche au printemps 2016.

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LE PROGRÈS SOCIAL

Vous avez initié un mouvement appelé « voix de gauche » le 25 mars 2016. Quels sont ses objectifs et ambitions ?

PHILIPPE NOGUÈS

Le constat est simple : non seulement la gauche est explosée, mais visiblement aucune de ses composantes ne répond plus aux attentes des citoyens. Parce qu’elle a déserté le terrain des idées, des valeurs, elle a laissé la droite et l’extrême droite mener le combat culturel. Personne ne peut se réjouir de cet état de fait. Le peuple de gauche n’en finit plus de perdre ses repères quand les partis ont égaré leurs boussoles.

Le traditionnel clivage gauche-droite qui a rythmé la vie politique de notre pays depuis des dizaines d’années, est de plus en plus souvent remplacé dans l’esprit de nos concitoyens par le clivage peuple/élites. Les récentes révélations de la presse sur la fraude fiscale à grande échelle d’une partie de l’élite mondialisée renforcent encore ce sentiment. Pourtant je suis persuadé que les moments de fébrilité, de crises, peuvent devenir paradoxalement des moments d’audace et au final une chance de se réinventer collectivement. Et il est temps d’oser le risque et l’audace sous peine de disparaître ! Si nous savons nous appuyer sur ce qui nous rassemble, la diversité de nos sensibilités politiques sera au final une richesse. Elle nous permettra, à partir des valeurs qui ont fondé son ADN, de bâtir le nouveau logiciel d’une gauche prête à affronter les défis sociaux, environnementaux et économiques du monde d’aujourd’hui et de celui de demain.

L’objectif de Voix de Gauche c’est ça. Sortir de cette politique sans imagination, fédérer l’ensemble des forces de gauche pour reprendre le combat culturel. L’ambition est de devenir un espace commun pour l’ensemble de la gauche, un espace de dialogue, de refondation, de création, de résistance. Et c’est parce je suis persuadé que ce mouvement ne peut provenir que d’une ambition citoyenne, qu’il doit naître dans nos territoires, nos départements, nos régions ! C’est la raison pour laquelle Voix de Gauche est née en Bretagne, avec évidemment l’espoir que le mouvement pourra ensuite résonner ailleurs, dans d’autres territoires, dans d’autres régions françaises.

LE PROGRÈS SOCIAL

La porte parole d’Ensemble ! Clémentine Autain, le Député européen Vert Yannick Jadot ou encore l’ancien ministre Pierre Joxe figurent parmi vos soutiens. Est-ce que vous souhaitez une recomposition de la gauche ?

PHILIPPE NOGUÈS

Vous le constatez, ces personnalités de gauche qui m’ont apporté leur soutien ne viennent pas tout à fait des mêmes horizons, mais elles appartiennent à la gauche qui ne veut pas se résigner. C’est un encouragement à persévérer, parce que bien sûr, la survie de la gauche passe par une refondation... et forcément par beaucoup de difficiles remises en questions pour ses nombreuses familles. Au-delà de l’échec de ce gouvernement c’est toute la gauche qui va mal !

C’est notre République et nos pratiques démocratiques qui sont à bout de souffle. Ce sont nos partis politiques de gauche qui sont à bout de souffle. Je sais que ceux qui n’ont pas participé au gouvernement ces dernières années peuvent avoir la tentation de se sentir exempts de tout reproche. Mais personne n’est exempt de reproche ! La situation de la gauche est trop grave pour que chacun n’y ait pas sa part de responsabilité... pour le passé comme pour l’avenir.

LE PROGRÈS SOCIAL

Est-ce qu’il s’agit d’un « débouché » politique « des #frondeurs » dont vous étiez l’un des animateurs ?

PHILIPPE NOGUÈS

Même s’il a soulevé des attentes et des espoirs, le mouvement des « frondeurs » a échoué politiquement. L’alternative viendra de l’extérieur des partis, de l’extérieur de la classe politique proprement dite, c’est-à-dire des citoyens eux-mêmes. Et je suis fier de constater que près des 2/3 des signataires et adhérents de Voix de Gauche sont des citoyens non encartés dans un parti politique. C’est un mouvement qui monte pour répondre à l’aspiration de citoyens qui ne se retrouvent plus dans l’offre politique traditionnelle de gauche qu’il nous faut absolument réinventer.

Car si notre adversaire, c’est la droite libérale et réactionnaire, notre ennemi, le véritable danger, c’est la résignation. Celle qui nourrit le Front national, celle qui détruit l’esprit de liberté et de souveraineté du peuple.

LE PROGRÈS SOCIAL

Vous dites que « la gauche a encore un avenir ». Est-ce une manière de dire votre opposition à la politique actuellement menée par le gouvernement qui a fait une croix sur les valeurs de «gauche»?

PHILIPPE NOGUÈS

Après quatre ans de gouvernement socialiste le fossé entre le peuple de gauche et les politiques est devenu un abîme. La faute au Président de la République et aux gouvernements successifs qui n’ont pas respecté les engagements qu’avaient cru entendre nos concitoyens, mais aussi à nos institutions et aux pratiques de la Vème République.

Le sentiment d’impuissance de la classe politique qui semble incapable de répondre aux défis du présent accentue encore son discrédit. Il est donc urgent de proposer une autre expression, une autre parole. C’est la raison de la création de Voix de Gauche. Retrouver le sens de la sincérité, de l’honneur, de l’humain, pour proposer avec tous ceux qui n’acceptent plus les compromissions et les petits jeux politiciens, un autre chemin pour une autre société. Oui le pari est vaste et ambitieux, mais au niveau de la gravité de la situation.

LE PROGRÈS SOCIAL

Comment vous situez-vous par rapport à la «Loi Travail » actuellement ?

PHILIPPE NOGUÈS

Je suis profondément opposé à l’esprit même de ce texte et notamment à l’inversion des normes. Il s’agit de subordonner les droits des salariés à ceux de l’entreprise. Tout le contraire de ce pour quoi a été créé le Code du Travail. Et ce n’est pas l’ajout du Compte Personnel d’Activité (CPA), dont l’ampleur reste d’ailleurs pour le moment très limitée, qui pourrait me faire changer d’avis. Le CPA est présenté par le gouvernement comme LA mesure sociale du quinquennat. C’est une mesure qui va dans le bon sens, certes. Pourquoi alors ne pas en avoir fait un texte spécifique qui l’aurait mieux mis en lumière, plutôt qu’entre plusieurs mesures qui risquent, elles, de faire reculer les droits des salariés ? Membre de la commission des Affaires Sociales, je serai particulièrement investi contre le projet de Loi El Khomri.

LE PROGRÈS SOCIAL

Vous semblez être très attaché à la notion de «Justice Sociale », quelles seraient les mesures d’urgence à mettre en place ?

PHILIPPE NOGUÈS

Quelques mesures d’urgence ? D’abord, il faudrait tenir un des grands engagements de campagne de François Hollande en 2012 : une réforme fiscale d’ampleur. Cela devait être une des priorités ! Ensuite, nous devrions réorienter les aides aux entreprises en priorité vers les PME et les TPE, il n’est pas normal que l’argent public serve à payer les dividendes des dirigeants du CAC40. On pourrait bien mieux utiliser cet argent, en réinvestissant massivement dans les Services Publics, comme la santé par exemple. Homme de gauche, je suis évidemment très attaché à la notion de «Justice Sociale ». Et si j’insiste particulièrement sur cette notion, c’est parce qu’elle me paraît devoir être à la base de toute réforme de gauche. Parce que oui, nous voulons, nous aussi, réformer la société, mais pas comme l’ont fait Sarkozy, ou malheureusement aussi les gouvernements de François Hollande : partage du temps de travail, meilleur accès au logement, revenu de base, lutte contre l’évasion fiscale... Oui le monde évolue, mais ce n’est pas nouveau. Le monde évolue et les tenants de la pensée « unique », libérale et inégalitaire, ne voudraient nous laisser qu’un seul choix : s’adapter ou mourir. Mais la politique, la démocratie, ce n’est pas le darwinisme. Le monde évolue mais nos valeurs communes ne m’ont jamais parues aussi actuelles. Et c’est sur elles que des réformes de gauche devront s’appuyer : l’égalité, la justice sociale, la solidarité, un meilleur partage des richesses, et bien évidemment aussi la protection de la planète.

LE PROGRÈS SOCIAL

Vous avez conscience qu’il ne faut pas construire « un front d’appareils politiques mais un front de citoyens ». Quelle différence actuelle avec le Front de Gauche? Comptez-vous le rejoindre ?

PHILIPPE NOGUÈS

Pour refonder la gauche, rebâtir son logiciel, il n’est pas question d’additionner des partis comme on le fait lors des échéances électorales. Il n’est pas question de construire un front d’appareils politiques, mais un front de citoyens ! Redonner de la fierté au peuple, qu’il ressente de nouveau sa responsabilité de décider !

Et si le Front de gauche a eu cette ambition au départ, les guerres intestines semblent avoir largement compromis sa réalisation. Ce que j’appelle de mes vœux, c’est une structure bien plus large, ouverte à tous les citoyens, associés, encartés ou individuels. Il faudra évidemment ensuite fédérer ces mouvements. Mais la première étape c’est bien de repartir de la base, repartir des citoyens. Ce sera difficile, les obstacles seront nombreux, mais, au moins, que l’on ne me reproche pas d’essayer !

Lien vers le site internet du quotidien "Le Progrès Social" --> http://leprogressocial.fr


Mots-clés : bretagne, Clémentine Autain, clivage, Code du Travail, collectif, frondeurs, Gauche, indépendance, Le Progrès Social, Loi Travail, Mouvement, peuple, peuple de gauche, Pierre Joxe, PME, refondation, république, services publics, Valeurs, Voix de Gauche, Yannick Jadot

« La gauche a encore un avenir »


Ouest France samedi 26 mars 2016

Plusieurs centaines de personnes ont participé, hier, à Guidel, au lancement du mouvement initié par le frondeur Philippe Noguès.

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20 h, 20 h 15, 20 h 20… C’est finalement sans Clémentine Autain que la réunion de lancement de Voix de gauche a débuté, vendredi, à l’Estran à Guidel.

 La porte-parole d’Ensemble (Front de gauche) devait rejoindre vers 21 h les trois autres débatteurs de la soirée. Face à eux, plusieurs centaines de personnes. Des militants. Des élus. Des citoyens curieux. Encartés (Parti communiste, Front de gauche…) ou pas.

 

Guidel salleUn mouvement de plus à gauche ? Son initiateur, le frondeur Philippe Noguès, espère bien que non.

L’homme est ambitieux. Sa Voix de gauche entend ni plus ni moins« répondre à l’exigence de la construction de ce nouveau logiciel d’une gauche prête à affronter les défis sociaux, environnementaux et économiques. »

Car Philippe Noguès, qui a claqué la porte du Parti socialiste voici neuf mois, en est persuadé :« La gauche a encore un avenir » .

 

 

guidel intervenantsPour lancer son « bébé », le député du Morbihan a choisi comme parrains, outre Clémentine Autain, Yannick Jadot, député européen écologiste. Et Pierre Joxe, ancien ministre socialiste de… François Mitterrand, il y a plus de 30 ans de cela.

 

 

 

 

 

Philippe Noguès, qui revendique une cinquantaine d’adhérents pour son mouvement, le répète à l’envi :« Face aux mutations du monde d’aujourd’hui et de celui de demain, la gauche a un besoin urgent de se renouveler » .


Mots-clés : Clémentine Autain, Guidel, Ouest France, philippe noguès, Pierre Joxe, Voix de Gauche, Yannick Jadot

"Redonner l'envie de la politique"


copie de l'affichePhilippe Noguès, député du Morbihan, a quitté le PS il y a neuf mois. Il lance son mouvement, Voix de Gauche, ce soir à Guidel.

Qu'est-ce qui vous a invité à créer Voix de Gauche ?

La politique va mal, la gauche va mal. Il y a un abîme entre les citoyens et la politique. La rupture, je la comprends : je l'ai vécue. Le PS ne peut plus être le moteur d'un nouveau départ. Il faut repartir de la base : les citoyens, les territoires. Je veux redonner au peuple de gauche le goût de la politique et l'envie de débattre. Voix de Gauche sera un front de citoyens, pas d'appareils politiques.

Pourquoi avoir choisi Pierre Joxe, Clémentine Autain et Yannick Jadot pour parrainer votre mouvement ?

Ces trois personnalités politiques sont prêtes à participer à la refondation de la gauche. Être socialiste, écologiste ou communiste, ce n'est qu'être un morceau de quelque chose. Demain, un mouvement de gauche devra intégrer toutes ces composantes. Il faut sortir des clivages partisans. Gagner les élections, c'est bien, mais on ne transforme la société que si on transforme les esprits. 

Quel écho reçoit votre mouvement naissant ?

Voix de Gauche intrigue. On sent un élan. Nous avons déjà une cinquantaine d'adhérents. Notre appel, lancé en novembre dernier, a rassemblé 300 signataires. Il est grand temps de faire bouger les lignes et d'oser l'audace.

Ouest-France. Propos recueillis par Julie Schittly

 


Mots-clés : interview, Lancement, Ouest France

Le Télégramme - Voix de Gauche, dissidence ou courant de refondation?


 

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Le député frondeur, Philippe Noguès, qui a démissionné du Parti socialiste en juin, lance son mouvement Voix de gauche, vendredi à Guidel, sur les terres de... Jean-Yves Le Drian. Pour l'occasion, il organise un meeting régional avec Pierre Joxe, Clémentine Autain et Yannick Jadot.

 

Comment pensez-vous faire entendre votre différence avec Voix de gauche ?

La politique de l'actuel gouvernement a creusé, non plus un fossé mais un abîme entre les citoyens et la politique. Il faut qu'ils retrouvent le sens et l'envie de la politique pour qu'ils ne se tournent plus vers le Front national, les partis extrémistes ou l'abstention. Il est temps de sortir des appareils politiques qui sont des machines à élire et non à réfléchir ! Ce mouvement se veut un espace commun de dialogue, de refondation, de résistance pour toute la gauche. C'est un front de citoyens.

Vous êtes le seul député frondeur à avoir osé démissionner du Parti socialiste. N'avez-vous pas l'impression d'être isolé ?

Dans une grande période de crise, il faut faire preuve d'audace. Il est nécessaire de réinventer la gauche du XXIe siècle, basée sur la justice sociale, les valeurs environnementales. Aujourd'hui, la gauche est malade ; elle risque même de disparaître. Mais si le Parti socialiste ne peut plus être le moteur d'un nouveau départ, ses militants peuvent être acteurs d'un renouveau.

Ce mouvement n'ajoute-t-il pas de la division à une gauche morcelée et de la confusion auprès des militants et des électeurs ?

Au contraire ! On rassemble des gens qui ne se parlaient plus. Il faut passer au-delà des partis sinon, la gauche disparaîtra. Aujourd'hui, le Parti socialiste au gouvernement est un échec. À partir de ce premier meeting commun, on réussira peut-être à construire un nouvel élan depuis la Bretagne.

Pourtant, la Bretagne est une terre légitimiste qui soutient Jean-Yves Le Drian.

C'est vrai que ce n'est pas facile de lancer un tel mouvement dans la région. Mais il ne faut rien s'interdire. Il faut d'abord mettre en place un état d'esprit, encourager le débat. N'oublions pas que la gauche est malade. Si rien n'est fait, elle risque de disparaître.

Comment avez-vous réussi à réunir ces personnalités de gauche pour votre meeting ?

Pierre Joxe, ancien ministre de Mitterrand, a été l'un des premiers à souhaiter me rencontrer après ma démission du PS. Avec Clémentine Autain, du Front de gauche et Yannick Jadot, d'Europe-Écologie-Les Verts, nous avons un dénominateur commun : celui de relancer le débat à gauche et de revenir à nos valeurs. À savoir : liberté, égalité, fraternité, justice sociale.
 
© Le Télégramme
 Propos recueillis par Patrick Hernot

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« Voix de Gauche » : un front de citoyens !


 

Voix de gauche

 

Le fossé qui existe aujourd’hui entre les citoyens et les politiques n’en finit plus de s’élargir. Le traditionnel clivage gauche-droite qui a rythmé la vie politique de notre pays depuis des décennies est de plus en plus souvent remplacé dans l’esprit de nos concitoyens par le clivage peuple/élite. Et à ces constats inquiétants pour la démocratie, Philippe Noguès rajoute « la faillite de la gauche à proposer des solutions porteuses d’espoir. »

C’est paradoxalement le moment que choisit le député du Morbihan pour créer vendredi 25 mars à Guidel, le mouvement Voix de Gauche : « Un mouvement va naitre pour répondre à l’aspiration de citoyens, venus de toute la Bretagne, qui ne se retrouvent plus dans l’offre politique traditionnelle de gauche. Les moments de fébrilité, de crises, peuvent ainsi devenir des moments d’audace et au final une chance de se réinventer collectivement. Il est temps d’oser le risque et l’audace sous peine de disparaitre! »

« Voix de Gauche » se veut un espace commun pour toute la gauche, un espace de dialogue, de refondation, de résistance pour sortir de cette politique sans imagination qui enterre petit à petit la gauche française. Fédérer l’ensemble des forces de gauche pour reprendre le combat culturel, recommencer à poser des passerelles entre ses différentes composantes, au-delà des partis, au-delà des personnalités ! Le slogan de Voix de Gauche est clair : « Pour que la gauche reste une espérance ! »

« Refonder la gauche », explique Philippe Noguès, « ce n’est pas additionner des partis comme on le fait lors des échéances électorales. Il n’est pas question de construire un front d’appareils politiques, mais un front de citoyens ! Redonner de la fierté au peuple, qu’il ressente de nouveau cette responsabilité de décider ! »

Plusieurs personnalités ont d’ailleurs répondu à l’appel. Ainsi Pierre Joxe, Clémentine Autain, Yannick Jadot, seront sur la scène de l’Estran à Guidel, aux côtés de Philippe Noguès, pour illustrer à la fois cette diversité des voix de gauche et la volonté de mettre en avant des convergences plutôt que des divergences.

« Voix de Gauche veut être ce nouveau mouvement qui rassemblera la gauche et qui sera, à terme, en mesure de porter une politique qui reprendra les objectifs initiaux de la gauche, et les valeurs qui en ont fait cette formidable promesse de justice et d’égalité qu’elle a su être au cours de notre histoire ! »

Informations pratiques :

La soirée se déroulera le Vendredi 25 mars à 20 H - Salle de l’Estran à Guidel

En présence de Pierre Joxe, Yannick Jadot, Clémentine Autain et Philippe Noguès

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Interview sur le lancement de Voix de Gauche par RCF Radio


philippe AN

Philippe Noguès était l'invité du journal de RCF Radio le mercredi 09 Mars pour évoquer le lancement du mouvement citoyen Voix de Gauche.

Il y dresse le constat d'une gauche morcellée et invite les citoyens bretons à se joindre aux nombreux participants à la soirée de lancement de Voix de Gauche, le 25 mars à 20h à la salle de l'Estran à Guidel.

 

 

 


Mots-clés : morbihan, philippe noguès, RCF Radio, Voix de Gauche

Grande soirée de lancement de " Voix de Gauche "


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Grande soirée de lancement de « Voix de Gauche »

Le Vendredi 25 mars à 20h à GUIDEL (56)

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Face aux mutations du monde d’aujourd’hui et de celui de demain, la gauche a un urgent besoin de se renouveler si elle veut continuer à influer sur l’avenir de nos sociétés. La diversité de ses sensibilités, qui s’est souvent révélée une faiblesse, pourrait devenir une véritable force à condition que nous sachions nous appuyer sur les valeurs qui nous unissent, pour reprendre enfin l’indispensable combat des idées trop souvent abandonné ces dernières années.

La création, en Bretagne,  du mouvement « Voix de Gauche » entend répondre à l’exigence de la construction de ce nouveau logiciel d’une gauche prête à affronter les défis sociaux, environnementaux et économiques. Il sera cette passerelle nécessaire pour fédérer régionalement tous ceux qui sont persuadés que la gauche a encore un avenir et qui souhaitent l’écrire ensemble.
 

Le vendredi 25 mars, cette diversité des voix de gauche sera sur la scène de l’Estran à GUIDEL pour la grande soirée de lancement de l’association :

  • Pierre JOXE, plusieurs fois ministre, a participé à la création du Parti Socialiste. Un réel libre arbitre et une capacité d’indignation qui font de lui une référence à gauche
  • Clémentine AUTAIN, porte-parole d’Ensemble (Front de Gauche), directrice du magazine “Regards”. Une passion de la politique et une volonté farouche de transformer la société ;
  • Yannick JADOT, député européen écologiste. Initiateur et animateur infatigable de l’Appel pour une primaire des gauches et des écologistes ;
  • Philippe NOGUES, député du Morbihan et initiateur de Voix de Gauche.
 

Pour que la gauche reste une espérance

Réservez votre soirée !


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Lancement de Voix de gauche dans la presse régionale


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"Voix de Gauche, le nouveau combat du Député Philippe Noguès" - Le Télégramme

Le député morbihannais Philippe Noguès, qui a claqué la porte du groupe socialiste avant l'été, crée un nouveau mouvement citoyen, baptisé « Voix de Gauche ». Explications du « seul député de gauche qui ne soit pas dans la ligne du gouvernement ». Juin 2015. Le frondeur va fronder jusqu'au bout : il quitte le PS, n'étant pas en phase avec, dit-il, « la politique libérale menée par François Hollande ». Certes, il a reçu des messages et autres textos de soutien, mais l'homme se retrouve bien seul. Devenu député non-inscrit, il a tout d'abord dû déménager et se retrouve aujourd'hui, sans les moyens du parti, dans un petit bureau au 6e étage, sous les toits. Le Breton positive : « Ce déménagement a été un bien. Cela m'a permis de démarrer ma nouvelle vie parlementaire ! ». Que faire ? L'idée de créer un groupe vert-rouge-rose a fait long feu. Pas question de baisser les bras. Le député se dit aujourd'hui « libre ».
 
« Refondation indispensable »
 
Et « confiant ». Son constat : « La gauche de François Mitterrand est morte. Le PS désespère tout le monde depuis qu'il est au pouvoir. Les Verts ont explosé et le Front de Gauche est dans une impasse ». Selon Philippe Noguès, « une refondation est aujourd'hui indispensable ». D'où l'idée de créer « Voix de gauche ». « Si François Hollande n'écoute pas ce qui se passe à sa gauche, il va à l'échec », assure Philippe Noguès. Sur le terrain, il a, dit-il, compris que les citoyens avaient envie de discuter politique, mais autrement. La gauche doit, selon lui, retrouver ses valeurs : la justice sociale, l'égalité, la tolérance. Le Breton veut créer un élan, une dynamique, donner aux citoyens l'envie d'avoir envie de faire de la politique. Il ne s'agit pas d'un parti politique mais d'une association. « Voix de gauche » démarre en Bretagne, car « si l'on doit refondre, c'est à partir de la base et des territoires ». Qui sont les premiers signataires de l'appel ? Ses deux adversaires aux dernières législatives, un Vert et un Front de Gauche ! Au programme : un appel, un site internet et, en mars, « un grand événement fédérateur et fondateur » en Bretagne. Après ? Cela dépendra des soutiens. Philippe Noguès « ne s'interdit rien ».
www.voixdegauche.fr
Catherine Magueur
 

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"Philippe Noguès lance Voix de Gauche" - Ouest France

Le Député ex-PS persévère dans sa volonté de recréer le débat à gauche. Il promet une initiative en mars.
 
"Je me demande si je ne suis pas plus heureux aujourd'hui qu'hier au sein du groupe socialiste." Philippe Noguès ex-PS du Morbihan, démissionnaire depuis l’automne, savoure sa liberté. A ceci près qu'il ne suffit pas d'être libre pour être efficace.
Les attentats et les élections régionales l'ont coupé dans son élan, alors qu'il s’apprêtait à lancer, en novembre, Voix de Gauche, une association citoyenne qui semble, selon lui, susciter de l'intérêt dans toute la région.
Son constat est largement partagé : "Nos pratiques démocratiques sont à bout de souffle." "L'offre politique de gauche ne répond plus visiblement aux attentes des citoyens." "Les gens votent sans enthousiasme." "Manuel Valls est parfois plus proche de Xavier Bertrand que de Christian Paul" (le leader des "frondeurs").
Dans le même temps, Philippe Noguès a bien compris que la recomposition ne repartira pas d'en haut. Sa tentative de créer un groupe d'une "vraie" gauche a fait pschitt. Personne ne veut quitter le confort de son groupe politique pour une aventure incertaine. Personne - EELV, Front de Gauche - ne veut se faire absorber. "L'addition rose-rouge-vert n'apporte rien".
En revanche, il ne veut pas "laisser dire qu'il n'y a pas d'autre politique possible. Si on met 40 milliards dans l'offre économique sans ciblage et sans résultat, on dilapide l'argent si on ne met rien dans la demande."
L'élu morbihannais veut alors, un peu comme le suggèrent les intellectuels qui réclament une primaire à gauche, "partir de la base pour recréer le débat. A nous ensuite de le fédérer." Il devrait en dire plus à la mi-mars lors d'un rassemblement pour lancer son mouvement. Et sur son site www.voixdegauche.fr"
Michel Urvoy
 

 

 

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Philippe Noguès, le frondeur qui a (vraiment) frondé


philippe AN

Fin juin, il claquait la porte du PS et de son groupe parlementaire pour cause de désaccord sur la ligne politique développée par François Hollande. Philippe Noguès, député breton atypique, n’a depuis pas chômé. Après avoir tenté de créer en vain un nouveau groupe parlementaire, il souhaite lancer une nouvelle organisation politique sous la forme d’association : Voix de gauche. Portrait d’un frondeur allé jusqu’au bout de sa fronde.

Rendez-vous est pris au « 3 AB ». Acronyme qui fait partie du jargon des députés de l’Assemblée nationale. Le AB pour Aristide Briand, cette petite rue qui longe le Palais Bourbon sur son côté Est et abrite les bureaux des députés et de leurs assistants. Depuis l’annonce de son départ du groupe socialiste et du PS, Philippe Noguès, que nous avions rencontré à l’époque, a dû déménager. « J’ai pris de la hauteur dans tous le sens du terme », ironise-t-il, dans un sourire gourmand, assis derrière son nouveau bureau situé sous les toits, au 6ème étage « J’ai été un peu surpris sur le coup », se souvient-il, lorsqu’il reçoit un coup de fil des services de l’Assemblée nationale le priant de faire ses cartons le plus vite possible. « Ils voulaient que je plie bagage du jour au lendemain. La session était à peine finie. Ça faisait un peu règlement de compte, une petite mesquinerie : “Il a fait ça, on va lui faire ça.” » Il les fera patienter une petite semaine. Question de principe. Et puis finalement, passée la surprise, ce déménagement s’avère être un mal pour un bien : « Ça m’a permis de redémarrer ma nouvelle vie de parlementaire. De matérialiser ce nouveau départ ». Le hasard étant bien fait, il se retrouve juste à côté de Pouria Amirshahi, députés PS et animateur de l’éphémère mouvement des frondeurs, qui tente lui aussi de secouer un peu le jeu politique français avec son « Mouvement commun ».

“Je me suis réveillé le lendemain matin, j’avais quitté le PS”.

Aujourd’hui, le député breton savoure à plein sa nouvelle vie de parlementaire non-inscrit. Mais, confiant, Philippe Noguès ne l’a pas toujours été et a traversé de sérieuses périodes de doute. Le plus dur, quand il se replonge dans ses souvenirs, ont été les quelques heures séparant sa prise de décision et l’annonce de son départ : « Au moment de passer à l’acte, il y a toujours une part d’émotion, de stress. C’était un grand saut dans l’inconnu. Je me suis demandé si je faisais le bon choix. Et puis je me suis dis que moi, au moins, j’en faisais un. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Le soir même, je suis allé dîner avec les frondeurs. Je me suis réveillé le lendemain matin, j’avais quitté le PS. » D’une simplicité déroutante. Ses camarades ont bien essayé de l’en dissuader lors de ce repas, mais rien n’y a fait. Anecdote savoureuse, avant de les rejoindre, il assistait à une remise de Légion d’Honneur dans la salle de réception de l’Elysée. Quand l’information a commencé à sortir sur les réseaux sociaux, tous les députés qui étaient sur leurs téléphones se sont tournés vers lui, les yeux écarquillés. « Ils n’y croyaient pas », explique-t-il, comme on raconte un mauvais coup.

Il faut dire qu’en politique, claquer la porte d’un parti n’est jamais banal. La peur de perdre son précieux appui lors des élections prochaines annihile souvent toute velléité. Mais Noguès n’a pas le profil typique de ces grands élus du PS sortis des bancs des grandes écoles type ENA, HEC ou Sciences-Po ou qui ont fait leurs armes dans les organisations de jeunesse du PS, MJS ou UNEF. Lui, adhère au parti en 2006 après avoir milité à la CFDT. Avide d’engagement, il devient, deux ans plus tard, maire-adjoint d’une petite commune de 6 000 âmes puis est élu député en 2012 grâce à l’étiquette PS. Un parcours qui est, selon lui, une force : « J’ai eu une vie avant celle d’élu, j’en aurai une forcément après. Et je pense que les moments de doute sont plus faciles à traverser puisque j’ai plus vécu en dehors de la politique que dedans. C’est ce qui a fait la différence avec mes camarades. Il y en a deux ou trois qui étaient sur le fil et qui auraient été prêts à basculer. Mais la force d’attractivité du parti et la manière dont ils ont été amenés à leurs postes, leurs imposent presque de ne pas sortir des rails. »

Ne pas avoir d’attaches lui permet de rester un libre-penseur. Un électron-libre, corrigeront certains. Il reste d’ailleurs lucide pour les législatives de 2017. « J’ai bien l’intention de me représenter et je sais qu’en face de moi il y aura un candidat PS ». Mais là n’est pas l’essentiel : « La question la plus importante est “qu’est-ce que j’ai fait et ferai de ce mandat. Est-ce que j’ai suivi bêtement ou est-ce que j’ai fait ce que j’avais envie de faire, ce à quoi m’entrainaient mes convictions et mes valeurs ?” On fera le bilan à la fin. Si je suis battu, je suis battu. Mais au moins, je n’aurai pas de regret. Je pense que j’aurais respecté mes propres valeurs. » Atypique jusqu’au bout.

“J’ai gardé la ligne que je tenais en 2012. C’est plutôt le PS qui a évolué”.

Et puis, l’élu a pu compter sur de nombreux soutiens de militants, de parlementaires ou d’anonymes. « Les gens voulaient m’apporter une forme de réconfort. C’était des mails, des textos, des coups de fil à la permanence. J’ai même reçu des appels téléphoniques à mon domicile de personnes de ma commune que je ne connaissais pas. C’est assez émouvant, on se dit qu’on n’est pas si seul que ça », se souvient-il. Plus inattendus, les messages de solidarité d’élus de droite. « Marc Le Fur s’est même fendu d’un communiqué pour saluer mon départ et le respect de mes convictions. Evidemment je ne suis pas dupe », rigole-t-il. Bien sûr sa décision a aussi crispé certains militants les plus légitimistes du parti, ceux pour qui ont ne quitte pas le navire en cours de route, on n’en critique pas le capitaine. Mais dans la balance, il ne garde que le positif. « J’ai reçu à ce moment là beaucoup plus de soutiens que de reproches. Des soutiens qui dépassaient le seul cadre de mes électeurs », se rassure-t-il. Et il a pour lui le sentiment de rester droit dans ses bottes : « Moi, je n’ai pas l’impression d’avoir changé d’idées. J’ai gardé la ligne que je tenais en 2012. C’est plutôt le PS qui a évolué. »

Une liberté retrouvée

Ne pas être un député godillot. C’est bien. Mais comment utiliser cette nouvelle liberté pour agir ? Rejoindre une autre formation, le parlementaire breton n’y tenait pas. Partant du constat que les partis sont « à bout de souffle. Ils sont dépassés. Pour moi, se dire, socialiste, communiste ou écologiste, ne veut plus dire grand-chose. Il manque un morceau. On est obligé d’aller vers une refondation », il ne se voyait pas rempiler. Surtout, il ne tenait pas à rompre avec cette nouvelle liberté retrouvée. A la rentrée parlementaire, il décline donc les diverses sollicitations. L’idée de la refondation ne le quitte plus. Aux côtés de quelques députés écolos et communistes, Sergio Coronado, Isabelle Attard ou Jacqueline Fraysse, il tente de monter un nouveau groupe parlementaire dépassant les clivages partisans. L’idée intrigue certains de ses camarades mais n’aboutit pas. « La reprise en main par les groupes a été plus forte que l’envie de faire du nouveau. Les chefs de file ont sifflé la fin de la partie », regrette-t-il. Résultat, il rejoint le banc des non-inscrits.

“L’offre politique à gauche aujourd’hui, ne répond plus aux attentes des citoyens”.

Là encore, rien ne peut entamer son optimisme. Ce statut d’apatride parlementaire lui va à ravir. « Je suis totalement libre de signer les amendements que je veux et de proposer ceux que je veux, se félicite-t-il. J’ai par exemple signé une proposition d’Yves Jégo sur l’alternative végétarienne et même une proposition de loi de Dupont-Aignan sur la souffrance animale. Je peux discuter avec tout le monde, je suis libre de ça. » Et puisqu’au sein de l’hémicycle, le poids de la discipline de groupe et des mécaniques partisanes empêchent d’innover, c’est vers l’extérieur, loin de Paris, que Noguès se tourne. « Si l’on veut ré-intéresser les gens à la politique, on ne peut pas le faire uniquement de Paris à la province. L’offre politique à gauche aujourd’hui, ne répond plus aux attentes des citoyens. On le constate d’élections en élections. Les socialistes désespèrent tout le monde depuis qu’ils sont au pouvoir. Les écologistes sont complétement explosés et le Front de gauche stagne et à mon avis, sous sa forme actuelle, ne pourra plus progresser. Il faut repartir sur des nouvelles bases », est-il convaincu. Un constat de plus en plus partagé à gauche et même au sein de son ancienne formation politique. Mais à la différence du « Mouvement commun » de Pouria Amirshahi, Philippe Noguès veut partir des territoires : « C’est à partir des communes, des départements ou des régions que l’on doit créer cette envie ». Une envie qui prend le nom de Voix de gauche avec un « x » pour montrer « la diversité de ces voix là justement. »

Une simple association de type 1901 pour l’instant. « Ce n’est pas un mouvement politique, au sens classique du terme, mais un mouvement qui fait de la politique, ancré clairement à gauche », et qui prend naissance sur ses terres bretonnes. Aucun plan de bataille n’est pour l’instant sur la table. L’association se donne pour mission « d’influencer et de diffuser au sein des partis nos idées. Après ce que sera Voix de gauche au final dépend de ce que voudront en faire ses adhérents. » Mais pour ne pas insulter l’avenir, il ne ferme aucune porte : « Aujourd’hui, ce n’est pas un parti politique. Mais rien n’est figé définitivement, tout dépendra de la dynamique. » Les législatives de 2017 pourraient faire un bon premier test. Car si Noguès est le président de l’association, ses deux vice-présidents sont ses deux anciens adversaires Front de gauche et écologistes aux législatives de 2012. « Ils ont été les premiers à répondre à mon appel », se réjouit-il. Une candidature unitaire serait un sacré avantage dans l’hypothèse d’un candidat aligné par le PS… Mais pour l’instant, le député du Morbihan veut penser au présent et répondre à l’urgence du moment : « C’est important de redonner envie au citoyen. On parle beaucoup de République mais quand on voit que beaucoup s’en détournent, c’est extrêmement inquiétant pour la démocratie. La République, c’est l’affaire de tous ! ».


Mots-clés : frondeur, Gauche, interview, Liberté, parti socialiste, Presse, renouveau, union de la gauche

Voix de Gauche - L'Appel


logo4Cher(e)s ami(e)s,

Tout d'abord MERCI d’avoir signé l’Appel et, pour une grande partie d’entre vous, d’avoir adhéré à Voix de Gauche !

Au moment où, vendredi après-midi, nous mettions en ligne le site internet, nous étions loin d’imaginer la barbarie qui allait frapper notre pays quelques heures plus tard.

Ces évènements dramatiques nous impose évidemment une parenthèse dans le lancement du mouvement.
Nous avons ainsi annulé dès vendredi soir toutes les opérations prévues sur les réseaux sociaux, et repoussé plusieurs RDV programmés cette semaine avec des journalistes.

Malgré cette situation, vous êtes déjà très nombreux à avoir signé l’Appel et ceci est particulièrement encourageant.
Le site reste ouvert pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteront le faire dans les prochains jours (www.voixdegauche.fr )...et donc n’hésitez pas à faire connaitre ses coordonnées autour de vous.

Mais évidemment nous ne reprendrons la communication prévue que lorsque la situation le permettra de façon décente.

Nous vous tenons informés.

Amicalement

Philippe Noguès, au nom de l’équipe Voix de Gauche

                  www.voixdegauche.fr


Mots-clés : Appel, Engagement, Gauche, Mouvement politique, Valeurs, Voix de Gauche

Lancement “Voix de Gauche” – Pour que la gauche reste une espérance !


logo4Cher(e)s ami(e)s,

Lorsque j’ai quitté le PS, le 24 juin dernier, j’avais annoncé une initiative pour rassembler toutes celles et tous ceux, à gauche, membres ou non d’un parti, qui refusent de céder au fatalisme ou à la résignation.

Si nous voulons répondre à la défiance et à l’indignation qui règnent chez nos concitoyens, un mouvement doit naitre qui ne peut provenir que d’une grande ambition citoyenne. Et c’est forcément dans nos territoires, dans nos départements, dans nos régions, qu’il doit grandir.

Quelques jours avant une nouvelle échéance électorale qui verra sans doute plus de la moitié des électeurs se détourner des urnes, pendant que parmi ceux qui iront « faire leur devoir », la grande majorité le fera sans le moindre enthousiasme, il est urgent de réagir !

Je suis donc particulièrement heureux de vous annoncer aujourd’hui la création de l’association « Voix de Gauche », qui se définit comme un espace commun pour toute la gauche, un espace de dialogue et de refondation. Un outil aussi pour réinventer nos façons de faire de la politique et redonner envie aux citoyens.

Le texte de l’Appel est en ligne sur le site : www.voixdegauche.fr.

La réussite de ce lancement dépend aussi de vous ! N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux (#voixdegauche) et à diffuser les coordonnées de Voix de Gauche autour de vous. Plus les signataires seront nombreux, plus notre audience médiatique sera forte.

Pour ceux qui souhaitent s’investir pleinement dans cette aventure collective, faites nous le savoir : voixdegauche@hotmail.com . Nous avons besoin de toutes les (bonnes) volontés.

Nous comptons sur vous ! Signez et faites signez l’Appel Voix de Gauche :          

 www.voixdegauche.fr 

Amicalement

Philippe Noguès, au nom de l’équipe Voix de Gauche.

Nous écrire :  voixdegauche@hotmail.com

Signer l’Appel :  www.voixdegauche.fr  


Mots-clés : Adhésion, Appel, Gauche, Mouvement politique, Voix de Gauche

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